Un cépage, un jour… Le gamay

Gamai noir, gamay noir à jus blanc, petit gamai, gamai de montagne, bourguignon noir, gamé, gamai, gamay d’Auvergne, gamay de Saint-Romain, gamay du Beaujolais, gamay du Gien, gamay de la Meurthe, gamay de Toul, gamay du Gâtinais, gamay-thomas, plant de la Treille, plant Châtillon, petit bourguignon, gamay de Vaux, plant Charmeton, plant Monternier, plant de Magny, lyonnaise dans l’Allier, grosse dôle, gamay de Sainte-Foy, gamay de Caudoz en Suisse, burgundi kék, burgundi nagyszemu en Hongrie, blauer gamet et schwarze melonentraube en Allemagne. Odart distinguait un gros gamai ou gamai rond cultivé en Côte d’Or et dans la Seine (nommé hamaye dans le vignoble de Commercy, dans la Meuse) – cépage fertie, donnant un vin dur, un peu plat, correspondant à “l’infâme Gamai” proscrit en Bourgogne – d’un petit gamai, ou gamy noir, cultivé en Beaujolais et également connu sous le nom de petite lyonnaise (Allier) et lyonnaise du Jonchay ou gamai Châtillon qui produit un peu moins que le gros gamai, donnant en Beaujolais un vin d’une belle couleur, de bonne garde et bien coulant.

Cépage de cuve rouge largement répandu en France (…)

Le gamay était un cépage noir important en France, occupant plus de 150 000 ha avant la crise phylloxérique, répartis dans la plupart des départements, hormis le Midi. Après la reconstitution du vignoble, son importance avait diminué au profit d’autres cépages ou d’hybrides. En 1956, au moment du classement des cépages, il a été recommandé dans de nombreux départements de La Bourgogne, du Nord-Est, du Centre, de La Vallée de La Loire et du Sud-Ouest, faisant partie en outre de nombreuses appellations. (…)

En Bourgogne-Beaujolais : Vinifié seul, le gamay permet d’obtenir les AOC Beaujolais, Beaujolais-Villages et diverses appellations de crus : Moulin à Vent, Brouilly, Chiroubles, etc. Vinifié en assemblage avec le Pinot Noir, il contribue à l’AOC Bourgogne Passe-Tout-Grain.

Dans la Vallée de La Loire : Il est vinifié pour les besoins des AOC Anjou, Touraine, Rosé de Loire, Coteaux du Loir, Coteaux du Giennois entre autres.

En Ouest-Poitou-Charentes, pour les vins du Haut-Poitou, Fiefs Vendéens et vins du Thouarsais.

En Aquitaine, pour les besoins de Gaillac et Marsillac, Les Côtes du Marmandais, Lavilledieu, vins d’Estaing, vins d’Entraygues et du Fel, Côtes du Millau et quelques vins de pays.

En Auvergne, Côtes d’Auvergne, Saint-Pourçain, Côtes du Forez, Côte Roannaise.

En Savoie, pour les Vins de Savoie, Châtillon en Diois et le Bugey.

Au Nord-Est, pour les Côtes de Toul et Rosé des Riceys. (…)

Le vin de Gamay possède en général une belle couleur rouge nuancée de violet. Il est pauvre en tanins mais dévoile une bonne acidité. Dans la Vallées de La Loire et dans la Région de Roanne, la gamay donne naissance à des vins rosé appréciés localement.

(Cf. Dictionnaire Encyclopédique des Cépages, Pierre Galet, Hachette 2000)

Quelques cuvées de gamay

Jean-Christophe Pellerin Gamay, Jean-Christophe Pellerin Lucien et Baptiste Gamay, Clément Baraut Herbes Rouges, Les Deplaude de Tartaras Collines Rhodaniennes Hopla, Michel Guignier Beaujolais, Domaine des Fûts Régnié, Michel Guignier Morgon La Roche Pilée, Michel Guignier Morgon Vieilles Vignes, Michel Guignier Les Améthystes Morgon Canon, Château de Lavernette Beaujolais-Leynes.